Enquête menée auprès des médecins traitants : résultats et points d’action

25. April 2018

A la fin de l’année 2017, nous avons mené une enquête auprès des médecins traitants à propos de l’échange de données médicales dans le cadre de l’évaluation du handicap.

 

Résultats de l’enquête

Près de 400 médecins traitants ont répondu à l’enquête : 54% des répondants étaient originaires de Flandre, 15% de Bruxelles et 31% de Wallonie. 61% des répondants ont plus de 49 ans.

Voici quelques données marquantes contenues dans le rapport relatif à cette enquête:

  • 53% des médecins ont déjà utilisé le formulaire électronique « Evaluation du handicap”
  • 37% ne reçoivent jamais de message électronique du SPF via la eHealthBox
  • 34% préfèrent toujours utiliser les formulaires papier
  • 20% ne sont pas familiarisés avec l’échange électronique de données
  • 75% ont déjà eu des problèmes lors de la réception des messages électroniques du SPF. On ne s’aperçoit par exemple pas qu’un message est arrivé ou on ne parvient pas toujours à retrouver les messages.
  • 65% ont déjà eu des problèmes lorsqu’il s’agit d’envoyer des messages électroniques au SPF. C’est ainsi, par exemple, qu’ils envoient les informations par la voie électronique, mais qu’ils reçoivent malgré tout encore des rappels du SPF.
  • 76% estiment important de d’abord voir le patient avant d’envoyer les informations au SPF. La raison essentielle réside dans la nécessité d’obtenir des informations récentes à propos de l’état de santé du patient.

Nous pouvons en conclure que les systèmes électroniques font encore leurs « maladies de jeunesse ». C’est ce qui explique que les médecins ne voient pas toujours la valeur ajoutée de la numérisation. Les problèmes techniques peuvent survenir au niveau des divers maillons de l’échange électronique (le SPF, eHealth, le progiciel du médecin, …).

Un dossier médical électronique dûment et correctement rempli est la condition préalable pour pouvoir compléter efficacement le formulaire électronique « Evaluation du handicap ». Ceci constitue parfois un écueil.

Une meilleure communication est également nécessaire, à propos, par exemple, d’aspects techniques, mais aussi à propos des types de rapports que les médecins doivent fournir au SPF.

Le rapport complet relatif à l’enquête se trouve sur notre site web

 

Points d’action

Le SPF s’est déjà attaqué à un certain nombre de points, ce qui a permis de réduire considérablement les problèmes liés à l’échange électronique de données :

  • Les médecins reçoivent un accusé de réception lorsqu’ils envoient des informations au SPF.
  • Les problèmes liés aux messages illisibles ou bloqués ont été résolus.
  • Des problèmes techniques propres à certains progiciels ont été réglés.

Dans un proche avenir, le SPF va également modifier ses lettres au patient et aux médecins afin de les rendre plus claires et plus cordiales.

Nous examinerons également comment nous pouvons atteindre les médecins qui n’utilisent pas la eHealthBox (principalement les spécialistes qui travaillent dans les hôpitaux). Une importance plus grande sera également accordée à la concertation entre les différentes parties concernées.

 

Evolution positive de l’utilisation de eHealth

Nous constatons que l’utilisation de eHealth s’améliore constamment.

En juillet 2017, quelque 3.216 médecins utilisaient eHealth pour échanger des informations avec le SPF. En mars 2018, leur nombre était de 6.682. 1.903 médecins n’y recourent pas encore.

D’autre part, le transfert de messages par la voie électronique est bien plus rapide que l’envoi de formulaires papier.

Lorsque le SPF demande des infos médicales au médecin traitant, dans 32% des cas, en cas de transmission via eHealth, celles-ci parviennent déjà au SPF dans un délai de 2 semaines (plus de la moitié parviennent dans le mois).

Lorsque le médecin envoie les infos en utilisant les formulaires papier, celles-ci ne parviennent que dans 12% des cas seulement dans les 2 semaines au SPF (dans 23% des cas, elles parviennent dans le mois).